Biographie - Cristiane Cardoso - Français | Cristiane Cardoso - Français

Biographie

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J’ai grandi en écrivant des journaux intimes – certains normaux, d’autres remplis d’angoisse. En général, je surmontais mieux les épreuves quand je les mettais sur papier. Quand j’écrivais, je me sentais mieux,  plus proche de Dieu et soulagée. J’imagine que ces moments de solitude étaient à mon avantage, car j’ai fini par prendre l’habitude d’écrire les choses que je ne pouvais pas exprimer avec des mots. J’ai presque grandi dans l’église. Je suis née en 1973 à Rio de Janeiro et en 1977, mon père a laissé son emploi et sa zone de confort pour répondre à l’appel de Dieu. J’étais évidemment trop jeune pour me souvenir de quoi que ce soit, mais je me rappelle m’être sentie mal à l’aise par rapport au fait de ne plus aller à notre église habituelle tous les Dimanches. Il travaillait dur tous les jours pour ouvrir sa nouvelle église, uniquement pour aider et conseiller les personnes de notre quartier. Ce nouveau défi entraina donc son absence à la maison. Ma sœur et moi avons perdu contact avec lui puisqu’il partait travailler tôt le matin et revenait le soir, après que nous nous soyons couchées. Par rapport à cela, ma mère a bien compensé son absence et nous a toujours enseigné à être prêtes à sacrifier pour le Royaume de Dieu.

En 1985, ma famille a été bénie avec l’arrivée de Moise, un petit garçon adopté à sa naissance. Tout de suite après, en 1986, comme notre petite église avait beaucoup grandit, mon père décida d’aller à l’étranger. Nous avons déménagé à New York et tout recommencé de nouveau – une petite église ouverte tous les jours dans Manhattan. Cette fois, par contre, mon père ne savait pas assez bien parler anglais pour pouvoir prêcher donc il passait plus de temps à la maison pour apprendre. Et c’est là que nous avons pu grandir avec lui. Toute la famille a commencé à apprendre l’anglais, mais ce n’est pas tout : nous nous sommes battus contre l’isolement dans un pays où nous ne connaissions ni la culture, ni la langue, ni les gens. Nous nous étions habitués à être dans une grande église avec beaucoup de personnes, et nous étions maintenant en train de travailler pour une poignée de personnes dans une petite église. Malgré cela, mon père était déterminé, il savait que Dieu ne l’avait pas appelé pour rester au Brésil. Les Etats Unis étaient la porte pour que nous puissions atteindre le reste du monde.

Et c’est ce qui est arrivé. Nous avons commencé à construire des églises partout dans le monde. Aujourd’hui, nous sommes établis dans presque 200 pays.

Vous vous demandez surement ce qu’une fille à papa comme moi a pu endurer au point d’écrire des journaux intimes dépressifs, et je me demande la même chose. J’ai toujours pensé que je traversais des choses insensées dans ma vie, et j’ai peut-être réagit de manière exagérée par rapport à cela. Mais en faisant un examen rétrospectif, je me rends compte que pour que quelqu’un puisse être considérablement utilisé par Dieu, il ou elle doit faire l’objet de toutes sortes d’adversités afin d’être modelé et reconstruit.

Je n’ai vraiment connu Dieu qu’à l’âge de 15 ans et je dois dire que depuis, j’ai été très différente, comme si je m’étais enfin trouvée.

En 1991, je me suis mariée avec mon premier petit ami. C’est un rêve que j’avais demandé à Dieu de réaliser depuis mon adolescence. Nous nous sommes rencontrés à Sao Paulo pendant une période très difficile pour l’église ; des persécutions venaient de partout à cause d’un immense pas que nous avions fait. Nous avions acquit une chaîne de télévision nationale qui était alors en faillite. Cette bénédiction nous a amené plusieurs ennemis. Mon père est devenu une figure populaire dans le pays, et pas pour des bonnes raisons. Les gens ont commencé à nous appeler de tous les noms, les erreurs dont ils pensaient que nous étions coupables étaient complètement fausses.

Deux semaines après mon mariage, mon mari et moi avons été transférés à New York. Nous avons travaillé là-bas pendant presque deux ans. J’ai appris à être une femme au foyer et à vivre avec d’autres familles sous le même toit. De nouveau, il y a eu des difficultés, je devais simultanément apprendre de nouvelles expériences et défis. En 1993, nous avons été transférés à Miami mais nous n’y sommes restés qu’environ huit mois, juste assez de temps pour créer le nouveau siège de notre église à Hialeah.

En 1994, nous sommes partis à Cape Town, en Afrique du Sud. Nous avancions plus que jamais. Nous avons construit notre toute première église neuve dans une ville inconnue. Cependant, j’aimerai souligner qu’il n’y avait que des choses passionnantes à Cape Town… Mon mari était si occupé avec la nouvelle église que j’ai commencé à me sentir seule et négligée. Le nombre de fidèles est passé de 0 à 2000 personnes les Dimanches matins.

En 1995, nous avons fait face à un nouveau défi qui était d’ouvrir une église en Angleterre. Nous avons déménagé à Londres et avons cherché un endroit pour faire les réunions pendant presque six mois. Pendant ce temps, on faisait des réunions hebdomadaires dans une église locale. Dès que nous avons commencé à Brixton, l’œuvre de Dieu a grandi de manière continue. Nous sommes restés à Londres six années de plus et avons installé plusieurs églises dans Londres et Birmingham. Mon mari et moi avons adopté Filipe (il avait alors 4 ans) en 1998, avec de nombreux nouveaux défis. Depuis, il nous a tellement béni.

En 2001, nous avons de nouveau été missionnés en Afrique du Sud, mais cette fois ci nous étions responsables à Johannesburg. A cette époque, il y avait une centaine d’églises dans tout le pays. La charge de travail avait considérablement augmenté, ainsi que la quantité de problèmes à gérer. Pendant deux ans, nous nous sommes réellement investis en travaillant durement afin de tout régler et de faciliter l’agrandissement de l’église – le sacrifice paie, puisque l’église a énormément grandit et continue de se développer.

En 2003, nous sommes retournés à Londres et avons mis en place de plus grande améliorations. Quand j’ai reconnu que je pouvais être plus qu’une épouse pour mon mari, tellement de choses me sont arrivées. Chaque semaine, j’ai commencé à écrire des articles dans le magasine de l’église, dans les journaux, et sur internet, et ils ont rapidement dépassés les frontières de l’Angleterre pour atteindre beaucoup de femmes dans tout le monde. En 2006, j’ai rassemblé tous mes écrits dans mon premier livre «Mieux qu’une Nouvelle Paire de Chaussures», qui a aussi été traduit en portugais et est devenu best-seller au Brésil. J’ai aussi participé à une émission de radio hebdomadaire appelée «Free Woman» (trad : Femme Libre), sur Liberty Radio, que j’ai ensuite transformé en podcasts. En 2007, trois amies et moi avons mis en place une émission de télévision pour les femmes, «Coisas de Mulher» (trad : Choses de Femmes), sur une chaîne brésilienne internationale pour la communauté portugaise à Londres. L’émission a eu du succès et est toujours diffusée, mais maintenant elle l’est de Lisbonne, au Portugal, par différentes animatrices. J’ai dû mettre l’émission de côté quand mon mari a reçu la responsabilité de construire notre nouvelle église à Houston, dans le Texas.

Nous travaillions à Houston depuis Décembre 2008. Nous faisions des réunions trois à quatre fois par semaine dans l’une de nos églises où l’on parle Espagnol dans le nord de Houston. Enfin, en Février 2010, nous avons pu ouvrir notre première église dans Southwest Freeway. Depuis, nous avons installé des églises à San Antonio, Dallas, et Katy. Et ce n’est pas finit… Cependant, pendant ce temps à Houston, Dieu m’a inspiré pour créer le Godllywood. C’est une communauté constituée de trois groupes : Pré Sisterhood , Sisterhood, et Femme V. Avec l’aide de ma chère amie et collègue Evelyn Higginbotham, chaque groupe prépare et aide les femmes de l’église de tout âge qui aspirent à devenir des femmes de Dieu dans tous les domaines de leur vie.

En Décembre 2009 a eu lieu le premier mois de Rush, ce qui a donné naissance au Sisterhood. Dix-sept femmes de 14 à 30 ans se sont engagées à faire partie de cette communauté exclusive qui comporte des tâches mensuelles pour chaque domaine de leur vie, des entretiens privés, des réunions mensuelles, des sorties et des évènements trimestriels, de nouvelles amitiés, des défis excitants, etc…  Elles sont toutes présentées avec un bracelet du Sisterhood comme symbole de leur appartenance au groupe. Ce nouveau mouvement a eu énormément de succès, et pas seulement dans notre église mais aussi à l’étranger. Ainsi, en Mai 2010, le Sisterhood a grandi à l’échelle mondiale. Vers la fin de cette année là, des femmes de tout âge nous ont adressé des demandes urgentes pour pouvoir faire partie de notre communauté, et nous avons donc crée le groupe Femme V pour les femmes de plus de 30 ans, et le Pré Sisterhood pour les filles ayant entre 8 et 13 ans.

Le Goddlywood a fleuri et continue de fleurir dans toutes nos églises dans le monde !

En 2010, j’ai créé le premier Agenda Godllywood afin d’aider les jeunes femmes à gérer leur emploi du temps et leurs responsabilités quotidiennement. Nous avons vendu toutes nos 20 000 copies au Brésil, principalement par le bouche à oreille. Cette année, nous avons fait la même version en anglais.

En 2011, j’ai enregistré une chanson, malgré que je ne sache pas vraiment chanter, et j’ai écrit mon dernier livre, La Femme V, qui a déjà été publié au Brésil et qui fut en rupture de stock au bout de quelques mois seulement. La version anglaise et espagnole ont ensuite été mises en vente plus tard dans l’année.

En mi-Septembre 2011, mon mari et moi avons été transférés à nouveau au Brésil, notre pays d’origine. Après 20 ans d’absence, nous y sommes encore aujourd’hui, travaillant sur différents projets dont une émission de télévision appelée «The Love School» (trad : l’Ecole de l’Amour), des cours sur le mariage, et de nouveaux livres sur les relations sont en cours.

M’arrêter là ? Jamais ! Quand Dieu m’inspire, j’ai appris à dire «Pourquoi pas ?» et … je suis impatiente de connaître la suite !