Avant la Cris 2.0 - Cristiane Cardoso - Français | Cristiane Cardoso - Français

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Ce post est la continuité de mon post précédent intitulé, “L’apparence qui ne trompent pas”.

Celles qui ont lu mon livre «Mariage Blindé» devraient se souvenir d’une partie du livre dont le titre est similaire au titre de ce post… Cris 1.0 – dans cette partie du livre, je parle de comment j’ai surmonté mes insécurités dans mon mariage et sur la façon dont cela m’a tellement aidé à devenir la femme que je suis aujourd’hui. Ce que vous n’avez pas lu, c’est qu’aujourd’hui je suis une Cris 2.0. 🙂

En fait,  à l’époque où  j’écrivais  ce livre, je ne savais pas que je me trouvais dans cette phase.

Quand nous sommes arrivés au Brésil, après 20 ans à l’étranger, nous étions comme des étrangers, en commençant par notre vocabulaire portugais… Je me sentais horrible chaque fois que je devais regarder Renato ou une amie pour demander comment dire certains mots anglais en portugais. Nous n’avons pas eu le temps de nous habituer au Brésil. La semaine suivante, nous étions déjà en train de présenter le programme The Love School en direct et cela de façon quotidienne.

Chaque fois que nous présentions un programme, j’avais particulièrement du mal à parler couramment le portugais surtout en public, cela n’était pas facile pour moi, mais j’y suis allé dans la foi. Avec l’aide de Renato et de nombreux lecteurs qui me suivait de l’étranger, je me suis détendue et je me suis habituée à cette nouvelle routine.

Quelques mois plus tard, le programme portait tellement de fruits que nous avons été «promus» afin de le présenter sur la TV Record chaque samedi. Je me souviens que c’était un lundi ou un mardi  lorsque nous avions été appelé pour commencer le samedi suivant. Et cela, EN DIRECT! Je n’avais que deux ou trois jours pour me préparer psychologiquement, et cela n’était pas assez!

Si j’avais du mal à parler en direct sur internet, imaginez sur une chaîne télévisée nationale! La sensation que j’ai de cette époque est que j’ai pris une éternité pour m’y habituer… Je faisais constamment des erreurs, je bégayais, j’avais des trous de mémoire… Ce fut comme un saut dans l’abîme.

Je dépensais tellement d’énergie pour faire un programme d’une heure que cela me laissé complètement épuisé, comme si j’avais couru un marathon tous les jours. J’ai pris énormément de poids, je mangeais tout ce que je voyais, après tout, je “méritais” un peu de réconfort.

Comme nous étions en train de montrer aux couples comment avoir une relation heureuse, tout en luttant afin de nous habituer à notre nouvelle vie au Brésil, je suis passé par beaucoup de difficultés. Et c’est ainsi que surgirent de nouvelles insécurités, cette fois non pas sur qui j’étais ou l’amour de Renato pour moi, mais sur la façon dont je devais m’habiller.

J’ai été sévèrement critiqué à l’époque sur la façon dont je m’habillais, et jusque-là, cela avait cessé d’être un problème pour moi, depuis que j’avais surmonté mon manque de confiance en moi. Lorsque vous vivez en dehors du Brésil, la mode n’est pas aussi importante… Vous vous habillez avec ce que vous aimez, ce qui va avec votre corps, votre âge, votre environnement. Il n’y a pas de couleurs dans la mode, même si les personnes de la haute société puissent suivre une tendance, les gens en général ont plus de liberté et décident des vêtements qu’ils veulent ou qu’ils ont envie de porter.

Mais ici au Brésil ce n’est pas le cas. Vous vous sentez mal si vous n’êtes pas à la mode. Et c’est ce qui m’est arrivée… Je me sentais démodée, complètement inadéquate. Mes cheveux, mes chaussures, mes vêtements, mon style, tout – pratiquement tout ce que portais n’allait pas avec le Brésil. Parfois, les personnes disaient que j’avais l’air d’une poupée, juste pour ne pas dire que ce genre de robe ne se portait pas depuis des années.

Enfin… J’ai commencé une course effrénée pour comprendre comment les Brésiliennes s’habillent. J’ai commencé à suivre des blogueuses, à demander des conseils à mes amies, et à dépenser… Au point où je n’étais jamais satisfaite de ce que j’avais: telle paire de chaussures demande un pantalon différent, telle robe avait besoin d’une sandale différente…

À suivre…

Dans la foi.

 

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Collaboration: Claudia Charpentier

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